Expédition caniculaire… au frais avec le 2ème Passeport Vacances 2025
La météo avait prévenu : canicule pour ce deuxième rendez-vous du Passeport Vacances 2025. On aurait pu s’attendre à passer la journée liquéfiés comme des esquimaux oubliés au soleil. Mais non : notre programme était bien plus original. Direction le sous-sol vaudois, pour une plongée dans les profondeurs de la célèbre grotte aux Fées de Vallorbe. Fraîcheur garantie. Enfin… presque.
Rassemblement des explorateurs
9h, au point de rendez-vous : les jeunes aventuriers sont là. Comme toujours, un petit check de la liste de présence (on évite de perdre quelqu’un dès le départ, c’est mieux), un rapide inventaire du matériel, puis un au revoir aux parents. La promesse est claire : on vous les rendra entiers ce soir… avec peut-être quelques traces de boue en bonus.
Un crochet par notre local, projection d’un film retraçant la découverte de la grotte il y a plus de vingt ans, et le ton est donné : aujourd’hui, on va marcher dans les pas des spéléos qui ont ouvert et cartographié ces lieux mystérieux.
Destination : le Jura vaudois
Casques ? Check.
Gants ? Check.
Vestes ? Check.
Énergie ? Débordante.
Tout le monde grimpe dans les voitures, direction Vallorbe. On choisit le “parking du haut” (astuce de pro, ça évite une marche trop longue avant même d’avoir commencé l’exploration). Et déjà, la chaleur est écrasante : 35°C au soleil, il est à peine 10h30. Mais en quelques pas, miracle : en arrivant au porche de la grotte, la température chute de plus de 10 degrés. Les enfants rigolent, sortent les vestes et découvrent qu’une grotte, c’est un peu comme un frigo géant… sans les glaces.
Première immersion
Petit briefing, photo souvenir à l’entrée (toujours utile pour prouver qu’ils étaient encore propres au départ), et hop, on s’enfonce dans les galeries. Après quelques mètres, la température plonge à 6°C. Courants d’air glacials compris dans le tarif. Les doudounes qui semblaient exagérées à l’extérieur deviennent vite les stars de la journée.

Le parcours commence fort :
- une grande cheminée qui impressionne tout le monde,
- des galeries étroites qui obligent à jouer les contorsionnistes,
- des plafonds bas qui rappellent à certaines occasions l’importance du casque,
- et bien sûr… la fameuse “souricière”.
Suspense : tout le monde passera-t-il ? Réponse : oui, et haut la main ! Et sans que personne ne reste coincé (ouf, pas besoin d’appeler les pompiers).

Pause ravitaillement… et chocolat absent
Après cette entrée en matière, première pause à la salle du miroir. On sort les bouteilles d’eau… mais où est passé le chocolat ? Catastrophe : resté à Cheseaux. Mais il en faut plus pour décourager nos aventuriers du jour qui repartent de plus belle. Après tout, l’aventure nourrit autant que le glucose.
Le lac des fruits défendus
La suite du parcours réserve son lot de découvertes. Les rideaux rocheux, la salle des intestins (et son nom qui intrigue autant qu’il amuse), puis le mythique lac des fruits défendus. Là, deux options :
- soit on s’arrête au bord, au sec,
- soit on relève le défi et on traverse.
Les bottes en caoutchouc trouvent enfin leur raison d’être. Derrière, une zone boueuse permet d’organiser le concours du jour : qui sera le plus couvert de glaise en sortant? Résultat : égalité parfaite. Tout le monde gagne… et tout le monde colle.

Il est temps de ressortir
Encore une photo souvenir auprès de jolies concrétions, puis il est temps de rebrousser chemin. Petit shunt au-dessus du lac, passage bas et boueux (l’occasion pour certains de finir de couvrir entièrement leur doudoune de boue), et deuxième pause à la salle du miroir. Là, on pratique l’expérience du noir absolu. Un moment rare, presque magique : chacun réalise à quel point la lampe frontale est vitale.
Retour à la chaleur écrasante
14h30 : sortie de la grotte. Coup de massue. Après plusieurs heures à 6°C, le retour au soleil à 35°C est brutal. Heureusement, le porche d’entrée nous gratifie de sa fraicheur plus que bienvenue. Les enfants, malgré la fatigue, savourent un pique-nique bien mérité. Les accompagnants, eux, savourent surtout la possibilité de s’asseoir et de… souffler un peu.

Le piège du bouchon
Nous prenons congé de Sandy et Yves qui repartent directement à la Vallée de Joux et tout le monde grimpe dans les véhicules direction Cheseaux. Il est environ 16 heures, ce qui devrait donner une arrivée entre 16h30/16h40 à Cheseaux. Cela devait laisser une bonne heure à nos jeunes aventuriers pour s’amuser dans notre parcours d’exercice, pour consulter la topographie de la grotte ou pour nous poser toutes les questions qu’ils ont envie. C’était sans compter sur un énorme bouchon sur l’autoroute. Plus d’une heure et quart pour parcourir 3 kilomètres alors que le thermomètre extérieur de la voiture indique 37 degrés….Merci la clim!
Arrivée à Cheseaux : il reste heureusement encore une petite demi-heure pour profiter du parcours d’exercice et rire encore un peu. Pendant ce temps, “les vieux” se charger du nettoyage du matériel.
Sourires boueux et promesse de revenir
La journée s’achève, les enfants sont rendus à leurs parents. Fatigués, certes, mais souriants, enthousiastes et déjà partants pour l’édition 2026. Mission accomplie !
Je terminerai par les quelques remerciements habituels : à Sandy, Yves, Guy et Valery-John de m’avoir accompagné pour cette édition, à la société suisse de spéléologie qui nous permets d’assurer tout ce petit monde pendant cette journée, à l’APVRL qui permets d’année en année que ce genre d’activité existe, et enfin merci et bravo à tous nos jeunes participants pour leur courage, leur enthousiasme et leur bonne humeur qui nous ont faire vivre une journée très agréable en leur compagnie.
👉 Rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle aventure !
(Et promis, la prochaine fois, on n’oublie pas le chocolat 😉).