Coup de pouce au SCVJ

Quand un spéléo reçoit le message d’un autre spéléo, l’invitant à participer à une initiation d’envergure, qu’est ce qu’il fait? Et bien il accepte!

Une équipe de 16 universitaires intéressés à découvrir notre monde, une rencontre avec des spéléos venant de droite et gauche, de la descente de puits équipée en triple, c’est à ne pas manquer. 

C’est donc motivée que j’ai accompagné le SCVJ dans leur projet d’initiation spéléo pour le service des sports de l’unil. 

Je l’admets, je n’ai eu que la partie sympa de coaching pur et dur, la partie administrative ayant été entreprise depuis déjà bien quelques mois. 

Un samedi prévu pour une introduction théorique et pratique en salle, puis le samedi suivant en grotte, à la Grande Baume du Pré d’Aubonne. 

Je commence donc par faire connaissance avec les organisateurs de cette initiation, qui sont tous des membres actifs du SCVJ. On se connaît tous de nom, mais cela fait plaisir de se rencontrer « en vrai ».

Arrivée des universitaires, tout le monde est motivé, à l’écoute et se débrouille bien sur corde! Plus qu’à aller tester ça en condition réelles. 

On se retrouve à 7h sur le parking des sports, et on prend la route du Marchairuz. Chacun retrouve son équipement préparé la semaine d’avant, et on prend la direction du chalet de la Bûcheronne, loué pour l’occasion. On se change, profite d’un dernier thé/chocolat et on prend la direction de la Baume. 

C’est en devant manipuler les descendeurs avec les gants que nos initiés se rendent compte du changement par rapport à la salle de sport chauffée, on les avait prévenus 😉 

Finalement, les deux cordes installées permettent un « débit de spéléos » rapide, le laminoir ne pose de problèmes à personne. Le P40 procure quelques sensations supplémentaires, mais tout le monde en vient à bout. Depuis le haut du puit, la vue des toutes ces lumières donne un effet splendide. On n’a pas l’habitude d’être à tant sous terre! 

Une partie visite le réseau supérieur, pendant que les autres continuent la descente. Je ressors en avance, pour accueillir la « deuxième vague » d’universitaires, qui arrivent vers 13h au parking. Chassé-croisé devant le chalet, ceux qui sortent profitent d’une soupe au chaud, les autres se préparent à découvrir le monde souterrain. 

De nouveau des gens à l’aise, et enthousiasmés par ce qu’ils découvrent. On profite de notre passage pour observer les chauves-souris, et essayer de les compter. 

Au final, on se retrouvera tous au chalet (à 20h30 environ pour ceux qui ont poussé leur visite dans les moindres recoins) pour une soupe méritée et des discussions en rapport, ou non, avec la spéléo. 

À 23h on reprend tout de même la route, à l’exception d’un petit nombre qui dormira au chalet et aura la lourde tâche de trier le tas de matériel restant…

Une belle journée, sous le signe de la découverte, de l’entraide et du plaisir! 

Des gens motivés, au top physiquement et mentalement, sachant apprécier autant la partie sous terre, que la partie détente au chalet. Et on en a appris un peu plus sur la pratique de la spéléo dans d’autres pays, ce qui est toujours bon à prendre. 

Encore bravo au SCVJ pour son initiative et son organisation de malade, et au plaisir de retourner sous terre avec tous les gens rencontrés! 

Chloé

(crédit photo = SCVJ)