Passeport Vacances 2022 / 2

Un mois est déjà passé depuis la première édition et quasiment pas une goutte de pluie n’est tombée depuis. Si cela s’avère catastrophique pour la nature, c’est en revanche plutôt bon signe pour nous, explorateurs du monde souterrain !

Comme d’habitude, il est 9h du matin lorsque nous retrouvons tous nos jeunes aventuriers d’un jour devant la gare du LEB à Cheseaux.

Une fois tout le monde arrivé et présenté, nous prenons congé des parents et nous dirigeons vers notre vieille grange au centre du village, siège de notre club.

Comme le mois passé, nous commençons par le visionnage de la découverte de la grotte aux Fées de Vallorbe, puisque c’est cette cavité qui va nous servir de terrain d’exploration.

Cerise sur le gâteau pour cette édition, Bernard, un des acteurs de la découverte de la grotte il y a bientôt 20 ans, est présent et nous accompagnera sous terre. Il ne manquera pas de nous enrichir de bons nombres d’anecdotes, pour le plus grand bonheur de tous.

Une fois l’équipement contrôlé et complété pour certains, nous prenons la route. Direction Vallorbe. Cette fois, les travaux des grottes de l’Orbe sont terminés. Nous pouvons donc utiliser le parking principal et le chemin habituel pour accéder à la grotte qui nous intéresse. La température extérieure rend l’ascension physique mais chacun, en montant à son rythme, rejoins le porche d’entrée sans problème.

Les images sont publiées avec l’accord des représentants légaux

Il est temps pour tout le monde d’enfiler des habits plus adaptés aux 5-6 degrés que nous n’allons pas tarder à rencontrer. Dernier petit briefing de sécurité et nous voilà partis à l’aventure. Le parcours est identique au mois passé, porte d’entrée, premières galeries basses et étroites, premiers passages fragiles où nous évoluons au milieu des stalagmites découvertes dans la vidéo du matin. Chacun prenant bien soin de ne rien casser.

Puis nous arrivons à la souricière. Cette fois-ci, tout le monde se sent d’attaque et traverse ce couloir très étroit et très bas sans encombre. Après la sortie via « l’au-delà » (ce n’est pas moi qui ai donné les noms), nous arrivons rapidement à la salle du miroir, cette immense salle qui marque la frontière entre deux plaques tectoniques. Il est temps de faire une première petite pause puis nous continuons vers notre prochain objectif : le lac des fruits défendus. Pour atteindre celui-ci, nous progressons au pieds de magnifiques « rideaux de pierre » et transitons par la salle des intestins.

Contrairement au mois passé, nous faisons l’impasse sur la « polaire » et nous dirigeons directement sur le lac. D’habitude, c’est à cet endroit que nous nous arrêtons et rebroussons chemin, car sa traversée nécessite de s’immerger jusqu’à la poitrine. Il serait alors très difficile pour nos jeunes recrues de continuer à progresser totalement trempés. Ils risqueraient d’avoir rapidement froid et les vêtements mouillés sont lourds, surtout les doudounes !

Les images sont publiées avec l’accord des représentants légaux

Mais cette année, le niveau du lac permet tout juste de se mouiller les chevilles et permet même à ceux qui n’ont pas de bottes d’utiliser les côtés pour rester totalement au sec. Nous le traversons donc et poursuivons ensuite jusqu’au « chaudron », lui aussi totalement à sec. Du jamais vu depuis la découverte de la grotte. Nous débouchons ensuite sur la galerie du métro, qui porte ce nom grâce à sa ressemblance avec un tunnel de métro. C’est là que nous devons nous arrêter car l’heure avance et nous devons refaire le même trajet pour le retour. Avant le départ, nous profitons pour faire l’exercice du noir absolu, toujours aussi impressionnant.

Le retour se fera au même rythme que l’aller et toutes les difficultés sont avalées sans problèmes par une jeune équipe motivée et qui commence à se débrouiller comme les vieux briscards. Mais la fatigue commence à se faire sentir chez certains et le porche d’entrée sonne bientôt le retour à la lumière du soleil et au pique-nique tant mérité.

Une fois tout le monde rassasié, changé et prêt au retour, nous redescendons au parking, et après avoir pris congé de Sandy et Yves, nous regagnons notre commune de départ, Cheseaux et notre grange. Il nous reste assez de temps pour visionner le trajet du jour sur notre topographie (environ 550 mètres) et cela permets à tout le petit groupe de comprendre le travail qu’il leur reste à accomplir s’ils veulent un jour parcourir les 35km de galeries découvertes à ce jour.

Il est 17h et nous ramenons nos jeunes spéléos en herbe à la gare. Certains retrouvent des parents ravis que tout se soit bien déroulé et d’autres profitent des transports publics pour rentrer chez eux. Faites chauffer les machines à laver, elles vont avoir du job !

Mes remerciements habituels vont à Sandy, Yves, Marc, Guy et Bernard pour leur engagement lors de cette journée, au Spéléo-club de Cheseaux pour le prêt du matériel nécessaire, à la Société Suisse de Spéléologie pour la souscription à l’assurance initiation qui nous permets de pratiquer ce genre d’activité en toute sécurité et à L’APVRL qui perpétue depuis de longues années ce type d’activité.

Et enfin un grand merci et encore toute nos félicitations à nos aventuriers du jour. J’espère qu’ils ont éprouvé autant de plaisir que nous à vivre cette journée et qu’ils auront apprécié le privilège d’avoir pu visiter des cavités où aucun autre passeport vacances n’avait encore jamais pu se rendre.

Rendez-vous pour l’édition 2023

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